Et histoire de nous mettre l’eau à la bouche, le compte-rendu de la reconnaissance du parcours 2010 par l’équipe de Maïenga…
To be continued…
Et histoire de nous mettre l’eau à la bouche, le compte-rendu de la reconnaissance du parcours 2010 par l’équipe de Maïenga…
To be continued…
Zépur est en Chine.
Précisément, Zépur est à Pékin. Voyage professionnel.
C’était l’anniversaire de Zépur hier.
Zépur a planqué une bouteille de champ dans sa valise pour fêter ça dans la Cité Interdite, la classe !
HAPPY BIRTHDAY ZÉPUR !!
Évidemment le cadeau idéal, on le connait et je croise les doigts pour que nous soyons livrées en janvier
Pour l’illustration, j’avais le choix entre un joli paquet cadeau et a big birthday cake mais comme Zépur prévoit aussi d’aller faire un tour sur la Grande Muraille entre 2 réunions, j’ai trouvé que c’était plus raccord avec l’esprit de ce blog.
Et comme elle est très forte Zépur, elle est bien capable de nous trouver un sponsor en Chine !!
To be continued…
La solidarité est une valeur fondatrice du Rallye des Gazelles.
L’organisation le martèle. Toutes celles qui ont participé en attestent.
Enfin, presque toutes. En off, on entend quand même quelques couac (genre l’équipage qui passe à fond de train sans même un regard à une autre équipe salement tankée) mais on ne s’étendra pas dessus histoire de ne pas casser le mythe…
Au contraire, en ces temps difficiles où la question de boucler ou non un budget nous taraude, prenons plutôt le parti de citer quelques anecdotes encourageantes, stimulantes, remotivantes, de celles qui nous font dire « j’ai vraiment envie de vivre cette expérience, d’avoir une chance de connaitre ça ».
J’ai découvert Annie Massy par hasard, en surfant à la recherche d’information sur le Rallye.
Annie Massy écrit bien. Son style est empathique et dépouillé. C’est une conteuse qui nous fait partager les émotions de ces femmes venues pour se dépasser.
Son livre « L’aventure au féminin, de Chaumont à Essaouira » raconte le parcours de 3 équipages haut-marnais (dont 2 seulement partiront) pour la 11e édition du Rallye Aïcha des Gazelles en 2001.
Cette année-là est particulière dans la mesure où le départ à lieu de Chaumont, en Haute-Marne, « berceau » d’origine du Rallye puisque ville d’adoption de sa créatrice Dominique Serra (qui a depuis peu déménagé pour des cieux plus cléments, plus au Sud…). Tout un symbole (qui ne sera pas réédité pour la 20e).
Voici un extrait de son récit, qui rend hommage au bel esprit sportif partagé par la plupart des concurrentes. Et n’hésitez pas à vous procurer son livre (disponible chez Mollat, librairie bordelaise en ligne), Annie le vaut bien !
« Cette particularité [la solidarité, NDLR] du Trophée permet d’assister à des scènes sympathiques impossibles dans d’autres épreuves automobiles.
Deux exemples en sont l’illustration.
Le premier concerne l’équipage 7, le » Bombardier « (nom du sponsor principal) de Raymonde Legendre et Sophie Racette, toutes deux du Québec.
C’est leur troisième participation au rallye des Gazelles. En 2000, elles sont arrivées dixièmes et obtenu le prix de » l’équipe la plus sympathique » ce dont elles sont légitimement fières. Leur attitude sur le bivouac n’a jamais contredit cette distinction. Sophie surtout faisait preuve d’une énergie et d’une gaieté inlassables. On la voyait rire et faire rire l’assemblée, on l’entendait chanter et plaisanter sans arrêt. Elle a été pendant toute la durée du Trophée, le bout en train des équipes. Une grande solidarité.
Question performance, Sophie et Raymonde ont l’ambition de faire mieux que l’année passée. Elles s’en donnent la peine et gardent la deuxième place jusqu’à la dernière épreuve. Un organisateur a déclaré : » Je n’ai jamais vu, depuis dix ans que je suis le Trophée, une Canadienne craquer ! » Une Canadienne, non, mais une voiture si. Sophie et Raymonde ont fait réviser la leur la veille. Mais la réparation n’a pas tenu : la direction lâche. Elles atteignent tout de même six balises sur les huit de l’épreuve marathon et finissent avec le volant sur les genoux. Sophie se force encore à rire mais les larmes sont dures à cacher. Elles perdent la deuxième place et se retrouvent quatrièmes : ce n’est pas une catastrophe mais tout de même, la déception est terrible.
Or, lors de la remise des récompenses, ce sont elles les plus applaudies. Tous et toutes, concurrentes et organisateurs se lèvent pour les acclamer. Elles gagnent encore un prix spécial. Lorsque l’équipe des quads » Darphin » monte sur le podium, elles appellent Sophie et Raymonde pour leur offrir leur deuxième place : un geste que l’on n’a encore jamais vu dans une épreuve sportive et certainement le plus grand moment de la remise des prix !
Le deuxième exemple concerne les » Gapa 4×4 « , l’équipage 18 de Anne-Chantal Pauwels et Danielle Grobsheiser. Elles ont caracolé en tête pendant tout le Trophée. Impossible de les trouver en défaut. Elles foncent droit et arrivent aux balises peu de temps après les organisateurs. Elles ont même été fouillées pour vérifier si elles n’avaient pas de GPS (système de navigation électronique) caché : ce à quoi elles se sont soumises avec beaucoup de bonne humeur.
A la dernière épreuve, l’impondérable arrive : à la balise 6, non loin de la fin et de la victoire, elles ne retrouvent plus leur feuille de route. Elles cherchent une réponse dans le règlement… mais la décision de Dominique Serra tombe sans appel : » elles ont perdu la feuille de route, elles ont perdu la course ! « . Danielle craque. Anne-Chantal décide de vider la voiture pour voir si le bout de papier n’a pas glissé quelque part. Cette contenance fait passer le temps qui, sans qu’elles le sachent, travaille pour elles. A l’arrière, en effet, un autre équipage a vu s’envoler la feuille orange. Elles s’arrêtent, courent, le rattrapent… A la balise 5 on leur dit que Anne-Chantal et Danielle sont à la six… elles y vont et leur rendent leur feuille de route et la victoire. Un geste inimaginable dans une autre épreuve où les participants sont des « concurrents », voire des « adversaires ».
Aux Trophée des Gazelles, on se bat contre soi et pas contre les autres, ce qui rend la victoire si sympathique. »
To be continued…
L’aventure au féminin, de Chaumont (France) à Essaouira (Maroc)
Auteur : Annie Massy
Éditeur D. Guéniot, Langres (Haute-Marne)
ISBN : 2-87825-217-9
Une partie du récit (dont est tiré cet extrait) est accessible sur le site perso d’Annie Massy